L'Histoire du Chemin de St Jacques


Pour évoquer le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, il faut remonter jusqu'au 25 juillet 813 : à cette date l'ermite Pélage, guidé par une étoile mystérieuse, découvrait la sépulture de l'apôtre, dans un ancien cimetière. Les pèlerins ne tardèrent pas à venir honorer les reliques.

En 834, Alphonse II, roi des Asturies, se met en route à partir d'Oviedo, traçant ainsi le premier chemin du pèlerinage (d'où le nom de Camino primitivo, ou Chemin primitif).

En 950-951, c'est l'évêque Godescalc, accompagné d'un long cortège, qui effectue le pèlerinage à partir du Puy-en-Velay (alors appelé Le Puy-Sainte-Marie).

Grâce à la volonté des évêques successifs de Saint-Jacques de Compostelle (et au premier chef, Diego Gelmirez, 1070 ? - 1140), le pèlerinage allait rapidement s'organiser. Tout au long de l'itinéraire qui deviend le Camino francés, de nouvelles villes naissent autour des ponts qui franchissent les cours d'eau, des abbayes et hôpitaux qui accueillent les pèlerins.

Le pèlerinage atteint son apogée au XIIe siècle. C'est à cette date que le Codex Calixtinus, recueil de textes consacrés à saint Jacques le Majeur et à son pèlerinage, dont le cinquième livre, le Guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle, sera considéré comme l'ancêtre des guides de voyage. Il décrit notamment les quatre grandes voies françaises (au départ de Tours, Vézelay, Le Puy-en-Velay et Saint-Gilles), ainsi que les étapes espagnoles.